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    7 - LA TENUE



    RÉGLEMENTATION DES GRADES


    Depuis les Lois Gouvion Saint Cyr et Soult de 1818 et 1832, le statut des officiers est précisément défini.
    Le grade est propriété de son titulaire qui ne peut pas en être dépossédé, hormis dans quelques cas très limités (démission, perte de la qualité de français et certaines condamnations). En revanche l'emploi reste à la disposition du gouvernement. La nomination au grade d'officier se fait soit par accès aux écoles (Saint-Cyr ou Polytechnique), soit par nomination au sein du corps des sous officiers, à condition d'avoir déjà deux ans de grade. La Loi précise que le 1/3 des sous lieutenances est prononcée en faveur des sous officiers des corps où se produisent les vacances. La pénurie des élèves des écoles fera que ce chiffre sera en réalité bien supérieur. Cette procédure favorise les jeunes gens de bonne famille, bénéficiant d'utiles relations et qui ne souhaitent pas (ou ne réussissent pas) passer par les écoles.
    Une fois sous lieutenant, la progression en grade, se fait à l'ancienneté ou au choix de la hiérarchie. Après 1834, 2/3 des nominations aux grades de lieutenant et de capitaine et la moitié des grades de chef de bataillon ou d'escadron se fait à l'ancienneté, les autres parts au choix. Au delà (lieutenent-colonel, colonel et général), toutes les nominations sont au choix.
    Par ailleurs une ancienneté minimale (en temps de paix) dans le grade est nécessaire pour être promu au grade supérieur :
    2 ans sous-lieutenant ou lieutenant,
    4 ans capitaine,
    3 ans chef de bataillon ou d'escadron,
    2 ans lieutenant-colonel,
    3 ans colonel.
    Ces dates représentent un minimum qui est rarement atteint, sauf exception.
    Enfin, jusqu'au grade de capitaine compris, les promotions se font dans le corps (le régiment) pour l'infanterie et la cavalerie. Au delà de ce grade, ainsi que pour l'artillerie, le génie et l'état major, l'avancement se fait au sein de l'arme. Cette procédure favorise les officiers servant dans des régiments engagés au combat qui, s'ils survivent, on plus de chance d'être promus en bénéficiant de la mort de leurs aînés.
    Pour les officiers subalternes, les promotions sont décidées par l'inspecteur général, sur proposition des chefs de corps. Au delà, l'inspecteur général établit une liste qui sera décidée par le comité de l'arme en question (infanterie, cavalerie, artillerie, génie et état major) ou par le ministre. 



    Reconnaître les grades des officiers subalternes et supérieurs

    Le grade des officiers subalternes et supérieurs (c'est-à-dire tous, sauf les généraux) sont identifiables aux galons et aux épaulettes. Les galons sont visibles sur le képi et/ou sur les manches (à partir de 1871).
    Pour ce dernier ornement, les tresses peuvent être droites (sur les uniformes de 1871 à 1882 puis de 1893 à 1914) ou "à la hongroise" (entre 1882 et 1893).
    L'identification du grade est effectuée en comptant les galons :
    Sous-lieutenant : 1 galon
    Lieutenant : 2 galons
    Capitaine : 3 galons
    Commandant et Major (chef d'escadron de cavalerie, d'artillerie et génie) : 4 galons
    Lieutenant  Colonel : 5 galons, alternativement 3 dorés et deux argentés
    Colonel : 5 galons dorés.
    Le képi comporte aussi des galons montants dont le nombre dépend du grade de l'officier :
    1 pour les sous-lieutenants et lieutenants, 
    2 pour les capitaines,
    3 pour les officiers supérieurs et généraux.
    Les épaulettes sont visibles sur la tenue de sortie (ou grande tenue) des officiers d'infanterie entre 1860 et 1882 puis entre 1893 et 1914 (l'uniforme ne comportant plus les épaulettes entre ces deux périodes), ainsi que sur celles des officiers du génie et de la cavalerie, sans interruption. 
    En revanche, à partir de la troisième République, les officiers d'artillerie ne portent plus les épaulettes.
    L'identification du grade est effectuée selon le modèle et la position des épaulettes :
    Sous lieutenant : 1 épaulette à tresses fines galon
    Lieutenant : 1 épaulette fine sur l'épaule gauche
    Capitaine : 2 épaulettes fines, une sur chaque épaule
    Major : 1 épaulette à grosses tresses sur l'épaule
    Commandant (ou chef d'escadron pour la cavalerie et le génie) : idem mais à
    Lieutenant  Colonel : 2 grosses épaulettes en métal argenté
    Colonel : idem mais en métal doré.


    Reconnaître les grades et insignes des sous-officiers et hommes de troupe

    Les marques de distinctions des sous officiers et soldats sont identifiables aux marques sur les manches. L'identification du grade est effectuée en comptant les chevrons :
    Soldat de première classe : 1 galon de laine sur chaque manche
    Caporaux : 2 galons de laines
    Sergents : 1 galon de métal sur chaque manche
    Sergent Major : 2 galons de métal
    Fourriers : les sergents ou caporaux fourriers portent en plus un galon en métal en biais au dessus du coude.


    Les spécialités sont visibles sur les manches :

    Sapeur : insigne composé de 2 haches surmontées d'une grenade sur les deux manches
    Télégraphiste : sur la manche gauche, foudre brodées en soie ou en fil d'or pour les sous officiers
    Moniteurs d'escrime : 2 épées croisées sur les deux manches
    Mitrailleur : 2 canons entrecroisés sur la manche gauche
    Cycliste : bicyclette brodée
    Bons tireurs : cor de chasse brodé en fil de soie, d'or ou d'argent (selon le niveau) sur la manche gauche.
    Musiciens, tambours et clairons : portant la même tenue que la troupe, les tambours et clairons s'en différencient par un galon à losanges tricolores qui se porte au collet et sur les manches. Les musiciens se signalent par une lyre sur les manches. Les tambours majors portent le bâton de musique.



    DANS LES CHASSEURS


    Uniforme durant l'Empire : 

    Capote tunique bleu foncé, passepoils jonquille au collet au parements et à la jupe ; épaulettes vertes ; pantalon gris de fer avec passepoils jonquille. La tunique de la troupe entre 1860 et 1868 se distingue de celle des officiers par une jupe beaucoup plus raccourcie (par rapport à la période précédente). Le pantalon est ample, à plis et relevé du bas. A la différence des régiments d'infanterie, il n'y a pas de pattes de parements sur la tunique. Après 1868, la troupe reçoit la tunique à deux rangées de boutons et le pantalon droit. On reconnaît un chasseur d'un autre soldat d'infanterie par la ceinture à boucle et par les parements en pointe. La tunique des officiers subit les mêmes évolutions que celle des officiers de la ligne : une seule rangée de 9 boutons entre 1860 et 1867 (en revanche, à la différence de ceux de la ligne, les officiers de chasseurs n'ont pas de pattes de parements sur les manches, mais des parements en pointe) puis deux rangées de 7 boutons avec parements droits (cette fois-ci comme dans la ligne) après 1867. A la différence des officiers de la ligne, ceux des chasseurs à pied portent le ceinturon à boucles. Les chasseurs à pied restent une troupe d'élite durant la Troisième République, leurs bataillons étant déployés dans les zones frontalières (est ou sud est), le plus souvent dans des divisions de couverture. Durant cette période, l'uniforme des chasseurs à pied est relativement difficile à identifier sur les photographies d'époque en raison de sa similitude avec celui de l'officier de régiment de ligne. Le vert traditionnel qui décore l'arme est difficile à distinguer. Cependant les officiers ont une tenue légèrement plus sombre et à la différence des autres officiers d'infanterie, ils ne portent pas le pantalon garance. Par ailleurs, leurs épaulettes et galons sont blancs (et non jaunes) et leur collet ainsi que le képi de la même couleur que la tenue (et non rouge pour les autres). Autre particularité, le bouton de l'uniforme est orné d'un cor, signe traditionnel de l'arme, et non de la grenade qui orne les boutons des autres officiers d'infanterie. En 1888, l'arme est enrichie avec la création des chasseurs alpins.

    Seuls de toute l ‘armée de Terre, les chasseurs ont conservé une tenue particulière, directement dérivée de celle de leurs origines. C’est là une conséquence de la réputation et de la popularité acquises par les anciens et de l’esprit de corps, si vivement montré par tous durant plus d’un siècle. Par contrecoup, elle est un élément prépondérant actuel de l’esprit de corps chasseurs. 

    De nos jours, ce qui distingue aux yeux de tous un chasseurs, c’est sa tenue bleue à passepoil jonquille. 

    Ce qui frappa les spectateurs de la première entrée des chasseurs à pied dans Paris, le 4 mai 1841, ce fut moins la couleur de leur tenue que sa forme. Le duc d’Orléans voulait en effet d’abord faire des chasseurs, des combattants de choc en les allégeant : substitution du ceinturon noir aux larges buffleries blanches, tunique au lieu de l’habit, équipements simplifiés… Mais il voulait en faire aussi un corps d’élite en les différenciant : tenue sombre, d’aspect sévère mais élégant. 

    Au cours des temps, la tenue des chasseurs a évidemment évolué dans la forme de ces divers éléments, la nuance allant du gris fer bleuté au bleu foncé. Les alpins ont reçu des vêtements spéciaux notamment la «tarte» en 1889 et le manteau à capuchon gris fer en 1892.

    En 1914, les chasseurs à pied sont partis en campagne en képi, manteau, pantalon pris dans de courtes jambières noires, vareuse dans le sac. Tous ces effets étaient gris de fer bleuté. Les bataillons alpins portaient le «béret», le pantalon-culotte gris  de fer et les molletières gris foncé. Le manteau était porté sur le sac. 
    En campagne, les galons de laine devinrent verts et le restèrent jusqu’en 1920. 
    En 1935, la vareuse redevient bleu foncé, col rabattu. 
    En 1938 apparaît le col ouvert, la chemise bleue foncée et la cravate «régate» noire pour la troupe ainsi que la culotte de «golf». 
    En tenue de guerre, la vareuse et la culotte restent bleu foncé mais le casque puis la capote sont « moutarde ». 
    Depuis peu, le port de la chemise bleue claire est devenu réglementaire en tenue de sortie. Toutefois le 24ème a conservé une tradition spéciale du bataillon de la Garde : les épaulettes vertes et jonquilles qui peuvent être portées en tenue de parade. Cette tradition est observée en particulier encore aujourd’hui par sa fanfare.

    Ce qui fait l’originalité de la tenue des chasseurs et doit être considéré comme un élément de leurs traditions se sont :
    - La tenue bleu foncé,
    - Les passepoils, soutaches et galons de laine jonquilles,
    - La cravate noire,
    - Le cor de chasse au béret (pavillon en avant) ou parfois sur le col pour les cadres. Sur la vareuse, les galons sont portés sur les épaules.
    - L’insigne du corps dont le motif de base est toujours un cor de chasse argent porté aujourd’hui sur la poche de poitrine droite. Par suite de tradition, quelques bataillons ou groupes portent leur insigne sur la fourragère.












    LES GRADES CHASSEURS